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| Terre pourpre- William Henry Hudson
Ainsi avec beaucoup de légèreté, d’humour mais aussi de courage il se laisse entrainer bien malgré lui dans des aventures parfois dangereuses, dont il se démêle avec ses propres armes, je vous laisse les découvrir... Le récit ne manque pas non plus de situations comiques comme cette nuit passée à lutter contre les moustiques, sorte de monstres sortis tout droit de l’imaginaire fantastique. Ou encore son séjour chez les colons anglais à boire du thé au rhum et à manger de la viande jusqu’à plus pouvoir. Ces passages se lisent avec beaucoup de joie. Le lecteur ne peut s’empêcher de sourire à ces aventures car si certains ont de la chance, ici notre anglais cumule les rencontres désastreuses, les quiproquo et les contretemps. Réussira t-il à être embauché dans l’une des fermes de la région, les débuts sont laborieux. Pour autant, le jeune homme, éternel amoureux, découvre avec émerveillement la beauté des grands espaces, comme celle de jeunes filles mystérieuses, beaume consolateur et rappel constant de celle qu’il aime et qui l’attend à des kilomètres de là. William Hudson, lui même passionné par la nature et les hommes nous permet ici de sentir la chaleur et la richesse d’une terre magnifique. Chaque page est écrite avec amour et le lecteur plonge dans un bain de mots donnant aux nombreuses descriptions un élan digne des plus belles chevauchées. |
Effectivement, célèbre naturaliste et romancier anglais d’origine américaine, il est né en 1841, et mort à Londres en 1922. Joseph Conrad disait de lui : « Il écrit aussi facilement que l’herbe pousse. » « Aucune des oeuvres de la littérature gauchesca n’est peut-être supérieure à Terre pourpre », écrivait Borges, qui n’hésitait pas à comparer ce livre plein de vent, de galops fous dans la pampa, de feux de camp dans les collines de l’Uruguay, au Don Quichotte de Cervantes. Mais ce qui enchante le plus, c’est que ce roman on ne peut plus aventureux, où passent la griserie des grands espaces, les battements de coeur de l’attente, la fièvre des batailles, était, malgré le sang versé et les séparations, un roman éminemment heureux.
J’ajouterai éminemment joyeux tant le récit est baigné d’une courtoisie toute british où l’autodérision surgit avec délice N’hésitez pas à relire cet excellent roman.
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