publié par Claire, le mardi 4 novembre 2008
| Syngué sabour est la longue confession d’une femme. Une confession bien particulière puisque son mari est inconscient. Mais peu importe. Les mots s’enchainent à l’aide de phrases courtes, nominales et répétitives pour qu’enfin la magie de la "Pierre de patience" opère. Syngué sabour est un roman admirable et fort. Avec beaucoup d’audace Atiq Rahimi décrit, la réalité oppressante, au quotidien et plus précisément au quotidien féminin, d’une certaine conception de l’Islam. Un huis clos puissant pour un hymne à la liberté. |
En persan, Syngué sabour est le nom d’une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle. Certains, dans ce livre en tout cas, disent même que c’est elle qui est à La Mecque, et autour de quoi tournent les millions de pèlerins. Le jour où elle explosera d’avoir ainsi reçu trop de malheur, ce sera l’Apocalypse. Mais ici, la Syngué sabour, c’est un homme allongé, comme décérébré après qu’une balle se soit logée dans sa nuque sans pour autant le tuer. Sa femme est auprès de lui. Elle lui en veut de l’avoir sacrifiée à la guerre, de n’avoir jamais résisté à l’appel des armes
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Voir la vidéo produite pour le Figaro sur Atiq Rahimi " Le français : langue de la liberté "