publié par Claire, le lundi 29 septembre 2008
![]() | Au fur et à mesure de leur parution, nous reviendrons sur les ouvrages de cette rentrée, n’hésitez donc pas à revenir. |
Autant vous mettre dans la confidence : cette année 676 nouveautés animeront la rentrée littéraire ! Une bonne nouvelle qui montre la vitalité de la littérature. Premières recommandations :
Très bien
Bien
Sans plus
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| Le théâtre excelle à nous révéler les travers et les préoccupations de notre société. Un tour bien réussi dans cette pièce de Foenkinos. A une époque où les réseaux sociaux tel que "meetic" envahissent internet, quel est le célibataire qui irait "pointer"dans une agence matrimoniale ? Cette réalité est une épreuve pour Michel et Sophie, employés désœuvrés d’une de ces agences. C’est l’heure du bilan, plus personnel que professionnel. Qu’ont-ils fait pendant ces années pour nouer des relations durables ? Professionnels du bonheur conjugal vendu sur catalogue, croient-ils seulement à ce produit idéal dont ils se font les défenseurs ? Petit à petit, ils vont se dévoiler, et laisser plus de place à l’autre. Une comédie douce et pas si naïve, une réflexion pleine de fantaisie sur le mariage, la solitude, la compréhension mutuelle et la confiance. " Tu sais c’est idiot...mais je pense à tous ces rendez-vous que nous avons organisés...et je me rends compte maintenant que j’avais vraiment oublié ce qu’était un rendez-vous...je veux dire, la véritable angoisse de ne pas plaire à l’autre..." |
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| Enfin un livre qui parle de belles choses et qui les dit joliment. Seulement 192 pages mais beaucoup de soin dans ce tableau familial. On dit d’Eric Holder qu’il est un écrivain-peintre, portraitiste hors-pair il saisi la gaieté d’un paysage, d’une femme. Il prend le temps d’écouter. Il sait s’émerveiller de toutes les rencontres . Pour nous lecteur, repu de littérature nombriliste, ce petit livre est plein de sagesse . Extrait : "J’apprends à parler en rencontrant Francine. Il convient d’être attentif et respectueux. (...). Choisir le sujet le plus large possible. (.. .) Fuir les médisances, la malveillance. Puisqu’elles sont dévolues dans la région à quelques vieilles sorcières, autant en faire l’économie. Eviter de parler de soi. Si une phrase commence par ’moi’ ou ’je’, tout le monde s’en fout." |
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| Impossible de passer à côté de ce long, beau et étrange roman. Le personnage principal, Éléazard, est journaliste au fin fond de la jungle brésilienne. Pour tromper l’ennui il se plonge dans la biographie d’un père jésuite Athanase Kircher datant du XVIIe siècle. Cet écrit va bouleverser son quotidien si tranquille et avec lui celui de son entourage. Avec beaucoup de talent Jean-Marie Blas de Roblès entremêle cinq histoires sans jamais nous perdre. Son écriture est irréelle et la biographie de Kircher rédigée dans la langue du XVIIe siècle est un véritable tour de force. Ce roman a déjà été récompensé par le Prix roman Fnac. |
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| Les vacances ne sont pas tout à fait terminées. Que diriez vous d’un saut sur la Côte Normande ? Connu pour ses satires inimitables de notre société, François Duteurtre a écrit cette fois-ci un roman fortement autobiographique mais en rien ennuyeux. A travers un tout petit lieu, Etretat il regarde une époque évoluer...Le clan familial, la maison de famille vendue, le grand oncle respectable. Nostalgie, tendresse, malice, depuis 25 ans son observation très attentive des plages et des hommes fut un prétexte à ce roman très sympathique et rafraîchissant.
Gabriel Matzneff, écrivain français, a adoré "Les Pieds dans l’eau". Il l’estime digne du grand prix du roman de l’Académie française ! à suivre... |
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| Il s’agit presque d’une fable philosophique. Virgile, notre anti-héros, vient d’apprendre que sa femme le quitte. Mais il n’a aucun souvenir de cette femme. Les conseils de son entourage ne l’aidant pas, il prend une décision inattendue : la reconquérir. Derrière cette trame romanesque, notre chevalier aux habitudes très étranges ( un casque de spéléologie sur la tête il parcourt le Monoprix ) pose un regard pertinent sur notre société. Avec son humour pince-sans-rire et ses descriptions justes, le récit nous enchante. |
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| Voici une nouveauté qui ne laisse pas indifférent. François Vallejo a l’habitude de nous livrer des personnages aux motivations troubles. Rien à voir avec un roman historique comme le laisse supposer le titre. L’incendie du Chiado sert de toile de fond au face à face entre Agustina, Eduardo, Carneiro, Juvénal et un français qui s’y sont laissés enfermer. Un huis-clos où les personnalités se dévoilent et se révèlent parce que à un moment il n’est plus possible de mentir. Dans un style sec qui dépouille les personnages de leur faux-semblant. Le coeur mis à nu, chez Vallejo, est rarement aimable. Son roman n’en est que plus fort. |
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| Rituel de la rentrée littéraire : le nouveau Amélie Nothomb !. Pour la 17e année cette jeune femme révèle une partie de sa gargantuesque production ( elle écrit 4 romans par an ). Fidèle à elle même, en 200 pages d’une écriture étourdissante, elle raconte l’histoire d’une usurpation. Celle d’un homme qui vient de voir mourir un inconnu dans son salon et qui choisi de prendre tout de sa personnalité. Qu’auriez-vous fait à sa place ? Ici aucun dilemme à la Dostoïevski . Un bref saut dans l’illusion avec humour et bulles de champagne. Le cocktail des séducteurs... |