publié par Jean, le lundi 29 septembre 2008
| Dans "La dernière manche", Patrice Franceschi nous offre un bon roman d’aventure. Dans ce roman, tous les ingrédients sont au rendez-vous : exotisme (l’histoire se passe en Amazonie), dangers de la nature et des hommes, ainsi qu’une dimension psychologique forte, dont le rôle est essentiel au déroulement de cette aventure. |
Voici l’histoire : Trois hommes, au bout du rouleau et fragilisés par leurs vies, se retrouvent piégés sur un fleuve en pleine forêt amazonienne.
Menacés par les dangers du fleuve et la cruauté des hommes, la navigation qui devait être une promenade se révèle une épreuve mortelle.
Cette aventure leur fournira le moyen de se laver de leur passé. Si ils ont souvent perdu face à la vie, cette ultime épreuve leur donne l’occasion de gagner la dernière manche.
Au début du livre, le style est assez gauche, la couleur locale est un peu exagérée, puis, soit que l’on se laisse prendre par l’aventure pour en oublier le style, soit que l’auteur lui-même prenne de l’assurance et n’aie plus besoin de gadgets pour donner du relief à son roman, nous nous laissons emporter dans cette aventure palpitante.
Une petite réflexion : Quelle est l’époque ou se place un roman d’aventure aujourd’hui ? Soit le passé (La dernière manche se déroule en 1937) soit le futur. Notre époque serait-elle si rabougrie et peu enthousiasmante qu’elle soit si peu propice à l’aventure ?