Grasset - Les Cahiers Rouges
publié par Jean, le samedi 20 juin 2009
| Marie-Antoinette de Stefan Zweig Le portait vivant d’une femme avec ses qualités et ses faiblesses. Stefan Zweig, avec ses grandes qualités de psychologue et une rigueur d’historien nous offre une biographie de Marie-Antoinette très percutante. L’affaire du collier, la relation de Marie-Antoinette avec Fersen, la fuite à Varennes ou encore l’assaut des Tuileries sont mises en scène avec beaucoup de réalisme. Une clarification bienvenue de l’histoire de cette femme mal connue et trop caricaturée ou trop idéalisée. |
Qui était Marie-Antoinette ? Pour répondre à cette question Stefan Zweig fait appel à toute sa connaissance de l’âme humaine et à toute sa sensibilité.
Largement construite sur la psychologie, sans pour autant oublier la rigueur et la documentation historique, Stefan Zweig trace le portrait d’une femme devenue reine de France, arrivée par raison d’état dans une famille qui n’attendait pas la femme qu’elle était mais plutôt l’archiduchesse d’Autriche et l’alliance avec un grand pays.
Stefan Zweig nous explique comment, mariée à un homme placide qui ne pouvait pas correspondre à son tempérament bouillant, Marie-Antoinette s’est formée psychologiquement et comment la vie conjugale du dernier couple royal français a eu des répercussions historiques.
Le point de vue de Stefan Zweig nous éclaire et nous rend sympathique cette femme avant tout humaine.
Excellent aussi pour tous les éclairages qu’il nous apporte sur la famille royale et la complexité de la révolution Française, cette biographie constitue une vraie leçon d’histoire.
Zweig s’est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas. Il analyse la chimie d’une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l’Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l’ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance.
Né en 1881 à Vienne, Stefan Zweig s’est donné la mort au Brésil en 1942, quelques années après l’Anschluss qui l’a conduit à l’exil avec sa femme en 1938. Poète, dramaturge, il est l’auteur de nombreux essais littéraires (Stendhal, Dostoïvski, Nietzche) et de biographies (Magellan, Fouché) à côté des nouvelles qui ont construit sa notoriété ("Amok", "La Confusion des sentiments").