| Les Copains, de Jules Romains de l’Académie française, n’est pas un livre comme les autres. C’est d’abord le meilleurs des ouvrages de cet auteur. La grande fresque des "Hommes de bonnes volonté" me laisse assez froid. Mais c’est surtout un formidable remède anti-morosité, dont notre époque à bien besoin. |
Ce petit livre court, rapide et facile à lire (donc vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous précipiter dessus) nous fait suivre un groupe de copains que nous ne connaitrons que par leurs noms et des caractéristiques que je vous laisse découvrir.
Ce sont des copains de l’ancienne époque, celle ou avoir un verre de rouge dans le nez n’effrayait pas, et une bouteille non plus ! La belle époque ou les tests d’alcoolémie étaient impensables, et ou d’ailleurs les automobiles étaient rares...
Nous suivons les copains au rythme lent de l’homme en léger état d’ivresse.
Nous sommes les témoins de leurs excentricités qui semblent être les choses les plus normales qui soient, comme de consulter un somnambule pour mieux se venger des villes d’Ambert et Issoire (Puy de Dôme).
Cet hymne à l’ivresse et à la camaraderie se termine par cet exorde :
"Buvez, riez en paix ! Personne ne vous dispute l’empire.
"Et ne me dites pas : "Mais demain ?" Si vous pensez à l’avenir, c’est que vous existez sans plénitude, c’est que vous souffrez d’un manque. Loin de moi une injurieuse supposition ! Est-il pour un dieu d’autre éternité que celle qui ne dure pas ?
"Je te salue donc, ô dieu unique, par tes sept noms, Omer, Lamendin, Broudier, Bénin, Martin, Huchon, Lesueur"
Si vous n’ètes pas convaincu, c’est la critique qui est mauvaise, pas le livre !!