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Les Brumes du passé

Léonardo Padura

Les Brumes du passé

Editions Métailié / Noir

publié par Jean, le samedi 9 janvier 2010

Un roman à cheval sur le Cuba vivant et prospère d’avant la révolution et sur le Cuba actuel, affamé et miséreux. Un roman qui est aussi une quête et un envoutement.

Les Brumes du passé de Léonardo Padura
Un beau roman sur le Cuba d’après la révolution Cubaine, qui réussit à ne pas évoquer la vie politique. Seule la vie des personnes nous intéresse ici.
Un roman pas si noir que cela non plus, quoique nous suggère la collection "Métailié Noir", puisque en face des misères de l’homme et de sa dureté, il nous fait voir l’humanité avec une certaine candeur et une certaine naïveté.
Enfin, l’art tient une grande place dans ce roman au travers de la bibliophilie et de la chanson populaire.
A travers toutes ses mésaventures, les principales émotions du personnage central sont en effet d’ordre artistique.

Critique de : Les Brumes du passé

Bien écrit et d’une composition moderne sans être déstructurée non plus, ce roman cubain mérite d’être lu. Le voyage dans le passé festif de Cuba, autant que celui dans les quartiers actuels les plus sordides, est intéressant.
La trame du roman, un peu tirée par les cheveux, permet néanmoins à l’auteur de nous faire faire de nombreuses découvertes. Suffisamment en tous cas pour que nous oubliions la légèreté du prétexte à toutes les péripéties au travers desquelles passe "el Conde".
Les Brumes du passé est un beau roman dans lequel nous flottons un peu, dans un monde qui a quelque chose d’irréaliste, comme des décors de carton peints. On pourrait imaginer que les brumes soient aussi celles de ces fameux cigares cubains, qui voilent l’aspect réel des choses et qui engourdissent aussi l’esprit.

Présentation de l’éditeur

Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens, puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Le Conde a toujours suivi ses intuitions et, ce jour d’été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu’il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l’envoûtera par-delà les années et l’amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres. Leonardo Padura nous parle ici de ce qu’est devenue Cuba, des désillusions des gens de sa génération, "des Martiens" pour les plus jeunes mieux adaptés à l’invasion du marché en dollars, aux combines et à la débrouille. Au-delà du roman noir et de l’enquête de Mario Conde, Leonardo Padura écrit un beau roman mélancolique sur la perte des illusions, l’amour des livres, de la culture, et de la poésie si populaire des boléros. On reste longtemps marqué par l’atmosphère de ces brumes cubaines.

Biographie de l’auteur

Leonardo Padura est né à La Havane en 1955. Il est l’auteur d’Adios Hemingway, du Palmier et l’Etoile, de Electre à La Havane, L’Automne à Cuba, Passé parfait, Mort d’un Chinois à La Havane et de Vents de carême. Il a reçu les prix Hammett et Café Gijdn.

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P.-S.

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