publié par Jean, le vendredi 19 septembre 2008
Je ne sais plus qui a dit que le génie était composé de 5% d’inspiration et 95% de transpiration.
Nous en avons un écho dans cet ouvrage de Jean d’Ormesson.
Les 5% d’inspiration sont étonnants d’inventivité et de fraicheur, d’originalité aussi. Malheureusement, Le rapport Gabriel s’arrête là.
Après d’amusantes considérations sur l’Éternel, l’espace, le temps et la pensée et hormis quelques étincelles au cours du récit, Jean d’Ormesson se laisse aller à débiter des souvenirs et à étaler son immense culture. Nous attendons vainement les 95% de transpiration qui donneraient un peu de corps à un scénario qui le méritait pourtant.
Mais Jean d’Ormesson nous l’avoue : il est un dilettante. Il ne veut rien faire de sa vie. Nous n’avons donc pas à attendre de lui autre chose que de la facilité.
Jean d’Ormesson se contente d’être une très brillante étoile filante alors que d’autres avec ses dons, sa facilité et sa culture auraient su devenir de magnifiques soleils dans notre ciel littéraire.
Peut-on alors lire le rapport Gabriel comme une autobiographie ? Oui peut-être, mais il faut alors accepter ces tartines de mauvaises foi, pleines de la fausse humilité d’un enfant gâté et talentueux qui obtient tout sans rien demander. Un ennui...
Et puis qui s’intéresse à la vie non aventureuse de Jean d’Ormesson ?
Alors le jugement est vite rendu ; à peu près aussi vite que le rapport Gabriel nous tombe des mains ; et Jean d’Ormesson, malgré son élégance et sa belle écriture reste l’un des nombreux immortel de notre chère académie qui sera complètement oublié moins de 10 ans après sa mort. Ce qui reste toutefois une belle performance pour une étoile filante.
Le rapport Gabriel est donc un livre de peu d’intérêt, et que je ne recommande pas.
Espérons que d’autres ouvrages de Jean d’Ormesson montrent un peu plus de trace de ses efforts.
Exceptionnellement, je ne laisse pas de lien vers Amazon pour ce livre, vous avez bien mieux à lire !! (si vous êtes à court d’idée, cliquez ci dessous !)
Je vous laisse plutôt méditer la phrase suivante : "Le génie ne produit pas nécessairement de chef d’oeuvre."
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Jean d’Ormesson à publié Qu’ai-je donc fait. Cet ouvrage me confirme dans l’opinion de cet article.