| Le chasseur d’âmes de Michael White Au delà de leurs actes et sans chercher à les juger, Michael White à su nous montrer des hommes tels qu’ils sont. Avec leurs espoirs, leurs misères et leurs pauvretés. Avec leurs grandeurs et leurs générosités aussi. |
Bien écrit, ce roman est aussi bien construit.
D’une construction moderne, non linéaire, ponctuée de nombreux souvenirs nous permettant de reconstituer l’itinéraire du personnage principal. Même si souvent le risque de ce type de construction est de se perdre dans des détails le chasseur d’âmes sait rester dans le cours du roman.
Mais la forme ne suffit pas a faire un bon roman, il faut aussi une histoire.
Ici l’histoire du chasseur d’esclave en fuite est saisissante. Avec en prime l’ambiance d’un bon vieux western.
Il faut aussi des hommes.
Dans le chasseur d’âmes, tous les personnages ont une vraie épaisseur et une vraie crédibilité.
Ce sont leurs itinéraires croisés qui sont la plus grande force de ce roman.
Un vrai coup de cœur, à recommander à tous.
Petite note supplémentaire : ayant eu la chance de lire le chasseur d’âmes sur des épreuves non corrigées, j’ai pu constater quelques coquilles qui ont certainement disparu dans l’édition finale. C’est l’occasion de saluer le travail humble et discret de la relecture.
Pour Augustus Cain, le chasseur d’âmes, ramener à un riche planteur de Virginie une belle esclave métisse enfuie, c’est un moyen de gagner beaucoup d’argent, de pouvoir abandonner la peu honorable profession de chasseur de primes.
Pour la fière et farouche Rosetta, rejoindre le Nord, en échappant à un maître cruel et pervers, c’est l’espoir de conquérir sa liberté.
Odyssée sauvage à travers les Etats-Unis à la veille de la guerre de Sécession, déchirante histoire d’amour, Le Chasseur d’âmes explore avec une profonde humanité la rencontre de deux destins que tout oppose sur la toile de fond du drame de l’esclavage.