Témoignages de la Shoah
La Shoah dans la littérature
La Shoah en Bande Dessinée
Recherche et essai sur la Shoah
| Des ténèbres à la lumière : d’Auschwitz-Birkenau au Lac Majeur
C’est le récit de la déportation à Auschwitz d’une jeune fille juive de bonne famille, âgée de moins de vingt ans, du printemps 1944 au printemps 1945. C’est-à-dire depuis son arrestation à Paris par la police française jusqu’à sa libération dans une Allemagne livrée au chaos et à son rapatriement en France en avril-juin 1945 |
| Un Franciscain chez les SS , Goldmann-G
L’histoire époustouflante d’un jeune séminariste plongé, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, dans la sinistre légion de Hitler : les SS. En 1933, le totalitarisme hitlérien s’abat sur l’Allemagne. Dans l’enfer du nazisme, puis de la guerre, Karl Goldmann (1916-2003), devenu le frère Géréon Goldmann, homme d’une trempe exceptionnelle, résista de toute son âme, et souvent avec un panache déconcertant, tout en mettant à profit sa situation pour venir en aide aux populations civiles. Renvoyé dans la Wehrmacht, il continue son service comme infirmier. |
| Même les bourreaux ont une âme de Tabard Guillaum
" Je suis à Paris, je voudrais vous voir. L’homme parlait en allemand. Je reconnus sa voix aussitôt. Nous étions en 1984 et je l’avais pourtant entendue pour la dernière fois quarante ans plus tôt, en février 1944. Mais il n’y avait aucun doute, c’était lui : Léo, un médecin allemand de la Gestapo qui m’avait retenue enfermée durant plusieurs mois, pendant la Seconde Guerre mondiale. Que me voulait-il ? Le choc de sa voix réveilla en une fraction de seconde un passé dont je pensais avoir tourné la page." Une magnifique biographie. |
| Journal 1942-1944, Hélène Berr
Journal d’H. Berr, jeune juive parisienne, de 1942 à 1944. Récit quotidien d’une jeune étudiante contrainte de porter l’étoile jaune, déportée en mars 1944, qui meurt d’épuisement à Bergen-Belsen, quelques semaines avant la libération des camps. |
| Si c’est un homme, Primo Levi
Ce livre est un témoignage bouleversants sur l’expérience indicible des camps d’extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l’appartenance des juifs à l’humanité. Le passage où l’auteur décrit le regard de ce dignitaire nazi qui lui parle sans le voir, comme s’il était transparent et n’existait pas en tant qu’homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l’holocauste a d’abord été une négation de l’humain en l’autre. |
| Sonderkommando : Dans l’enfer des chambres à gaz , Shlomo Venezia
Le récit de Shlomo Venezia est particulièrement bouleversant puisqu’il est le seul témoignage complet que nous ayons d’un survivant des Sonderkommandos...Shlomo Venezia fut déporté à l’âge de 21 ans à Auschwitz-Birkenau, et incorporé dans les Sonderkommandos, dont il est un des très rares rescapés. Ces " équipes spéciales " étaient chargées par les SS de vider les chambres à gaz et de brûler les corps des victimes, avant d’être éliminées à leur tour au bout de quelques mois. |
| La Famille Karnovski, Israël Joshua Singer
Cette saga qui s’étire sur la première moitié du XXe siècle, nous associe au parcours de trois générations d’une famille juive. Avec une finesse psychologique remarquable, Singer passe au crible les sentiments de ces Juifs en proie à un désir d’intégration en permanente confrontation avec l’identité et la tradition du peuple hébreu. Mais le désir d’être "Juif parmi les Juifs et Allemand parmi les Allemands" peut-il tenir dans le contexte d’une Allemagne en proie à la montée du nazisme ? L’écriture élégante et forte de Singer, l’alliance des dimensions historique, psychanalytique et romanesque de cette saga, lui donnent une étoffe qui en fait un livre d’exception. Attention un pavé de 400 pages quand même ! |
| La vingt-cinquième heure, Virgil Gheorghiu
La 25e heure est l’effroyable histoire de Iohann Moritz. Paysan roumain décrété juif sur dénonciation, il est tour à tour enfermé dans un camp de travail, torturé par les Hongrois, vendu aux Allemands qui, après lui avoir fait subir les pires ignominies, le reconnaissent comme l’un des leurs et lui donnent un uniforme SS. Prisonnier des Américains, il sera traduit devant le tribunal de Nuremberg où cinquante-deux nations le déclarent criminel de guerre... Plongé dans un univers absurde où l’individu broyé par l’administration n’existe plus, où l’idée de bonheur se perd dans la nuit des temps, Iohann nous renvoie l’image d’une humanité en déroute. |
| Maus, Art Spiegelman
Le père de l’auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d’Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d’une bande dessinée dont les personnages ont une tête d’animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens. |
| Porteur de mémoires
Patrick Desbois
Ce prêtre catholique y raconte l’enquête qu’il mène depuis 2002 en Ukraine, afin d’y localiser les fosses où se trouvent les corps de plus d’un million de juifs assassinés durant la Seconde Guerre mondiale 1941. Village après village, il va recueillir les témoignages de ceux qui ont vu. Fosse après fosse, il va récolter les preuves et reconstituer les conditions de ces milliers d’assassinats d’une rare sauvagerie. Pour que ces Juifs aient une sépulture digne de l’espèce humaine. Et pour que l’espèce humaine se rappelle qu’elle est aussi capable du pire. Et prenne garde. Ce livre est un recueil terrifiant mais il raconte avec objectivité l’atrocité du nazisme |