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La dernière bagnarde- Bernadette Pécassou-Camebrac

La dernière bagnarde- Bernadette Pécassou-Camebrac

publié par Claire, le lundi 22 août 2011

Pire que les galères : le bagne de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyanne !

La dernière bagnarde- Bernadette Pécassou-Camebrac

Avec beaucoup de talent et sens du romanesque, Bernadette Pécassou-Camebrac raconte le calvaire d’une trentaine de jeunes femmes dont Marie Bertête, la dernière survivante. Enlevées à leur pays et à leur famille beaucoup mourront dès les premières années. Véritable honte nationale.
Bien écrit et sensible, ce récit leur rend hommage. Vive le République... !

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Qui se souvient de l’histoire de la Guyane au XIXe siècle et notamment de l’organisation peut louable des bagnes ?
Définitivement fermés vers 1950, ils ont accueillis ceux dont l’administration française ne voulait plus. L’idée lumineuse et généreuse qui manquait à ce paradis a été de vouloir "coloniser" ce bout de terre française en envoyant de fraiches jeunes filles.
Un silence absolu a régné sur ce qui s’y passait réellement. Englués dans une nature étouffante et viciée, les hommes meurent en grande partie sans aucune pitié des autorités. Agissements crapuleux, mort et canaille régnant en maitre absolus sur ce territoire d’outre mer.

En plus des descriptions précises, Bernadette Pécassou-Camebrac donne aux personnages une dimensions psychologique complexe et généreuse qui rend la lecture très agréable

"La vérité inéluctable est que le bagne est une retentissante faillite. C’est fort de cette conviction que le Gouvernement a décidé de demander au Parlement sa suppression définitive. Cette suppression répond à une nécessité"

Il faudra attendre la campagne de presse "anti-bagne", menée entre autres par Albert Londreset par le député de Guyane, Gaston Monnerville, pour qu’une loi soit votée, mettant fin au bagne en 1938. Mais sa fermeture effective n’interviendra qu’en 1953.

Quelques statistiques sur le bagne :


- 6 000 prisonniers en moyenne et en permanence.
- Environ 70 000 prisonniers passeront par les bagnes de Guyane : 52 000 transportés dont 75 % pour vol et 25 % pour assassinat ; 15 000 relégués, c’est à dire punis une deuxième fois ; 330 déportés politiques (traîtres, espions...)

Présentation de l’éditeur

En mai 1888, Marie Bartête, à l’âge de vingt ans, embarque sur le Ville de Saint-Nazaire. Elle ne le sait pas encore, mais elle ne reverra plus jamais sa terre de France. On l’envoie au bagne, en Guyane. Bien sûr, elle a été arrêtée plusieurs fois pour de petits délits, mais elle a connu la prison pour cela. Pourquoi maintenant l’expédie-t-on à l’autre bout du monde ? Reléguée. La France ne veut plus d’elle. Sur le bateau, elle rencontre Louise, persuadée qu’on les emmène au paradis. Là-bas, on dit qu’il fait toujours beau et qu’elle se mariera. Mais l’illusion sera de courte durée. Le voyage de six semaines à fond de cale, les mauvais traitements et l’arrivée en terre inhospitalière achèvent de la convaincre que c’est bien l’enfer qui l’attend. Et que, malgré la bonne volonté de soeur Agnès et de Romain, jeune médecin de métropole, personne ne l’en sortira jamais. C’est le destin de cette prisonnière du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni que fait revivre ici Bernadette Pécassou-Camebrac. Elle met en scène d’une écriture énergique et sensible le sort tragique de ces femmes abandonnées de tous, que l’histoire a tout simplement oubliées.

Biographie de l’auteur

Bernadette Pécassou-Camebrac a publié cinq romans à succès chez Flammarion : La Belle Chocolatière (2001), Le Bel Italien (2003), L’Impératrice des roses (2005), La Villa Belza (2007) et La Passagère du France (2009).

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