Editions Robert Laffont
publié par Jean, le dimanche 13 mars 2011
| La circassienne de Guillemette de Sairigné Un roman historique détaillé et fourni en anecdotes, sans être lassant. Voila ce qu’a réussit à nous offrir Guillemette de Sairigné. Le personnage est romanesque, voir un peu trop, si ce n’était une biographie on aurait vite fait de trouver le portrait de Gila Hagondokoff, alias comtesse Leïla du Luart, excessif et peu crédible ! Un retour sur le 20ème siècle où la petite histoire rejoint la grande. A savourer lentement. |
Le récit de cette vie à peine croyable est passionnant. On y retrouve de nombreux détails de vie. Ceux qui ont connu le monde de ces années là, pourront reconstituer sans peine toute la vie d’une époque et les autres pourront l’imaginer.
C’est le coté "pîle".
Le coté "face" est que ces petites anecdotes et digressions ralentissent l’histoire et l’action. Pour nous qui sommes habitués au culte de la vitesse, y compris dans la lecture, ces petits freins empêchent de vivre le rythme trépidant de la circassienne !
Un excellent roman historique et une biographie qu’il aurait été dommage de ne pas connaître.
Dans le même registre, vous aimerez peut-être aussi Tout l’honneur des Hommes . En tous cas, si vous avez aimé ce récit de la vie du fils de l’imam de Tchétchènie dans la Russie des Tsars, vous n’avez plus qu’à vous plonger dans La Circassienne !
Née dans une famille princière du Caucase, Gali Hagondokoff connaît les fastes de la cour des Romanov à Saint-Pétersbourg comme la vie sauvage en Mandchourie. Chassée par la révolution de 1917, elle se réfugie à Shanghai après une traversée épique du continent asiatique. Deux ans plus tard, elle trouve un bateau pour la France où sa rare beauté la fait engager comme mannequin chez Chanel avant qu’elle n’épouse un élégant aristocrate français et, rebaptisée Leïla, qu’elle ne devienne comtesse du Luart. Mais c’est par son courage physique et moral hors normes qu’elle s’impose comme une héroïne de la Seconde Guerre mondiale pendant les campagnes de Tunisie, d’Italie et de France. L’une des femmes les plus décorées de France, marraine du 1er régiment étranger de cavalerie, elle est une icône de la Légion étrangère. Ainsi vont les mille vies de Leïla, en Russie, en Chine, dans les salons parisiens, les déserts africains, les champs de bataille européens et jusque pendant la guerre d’Algérie. Entre le général Dourakine, le docteur Jivago et les héros de Schoendoerffer, voici le destin d’un être d’exception, femme libre et âme passionnée, grande séductrice qui fit rêver beaucoup d’hommes. Mais aussi un étonnant document historique. "La dernière femme d’épopée", a-t-on dit le jour où, dans la cour des Invalides, elle eut droit à des funérailles dignes d’un maréchal d’Empire.
Guillemette de Sairigné est écrivain et journaliste. Elle a publié notamment Tous les dragons de notre vie, Mon illustre inconnu... enquête sur un père de légende et, chez Robert Laffont, Mille pardons.