publié par Jean, le vendredi 19 septembre 2008
| Kazuo Ishiguro réalise dans “Les Vestiges du Jour” une prouesse étonnante. il nous fait rentrer dans l’univers et les pensées intimes d’un grand majordome anglais de l’après guerre, à l’apogée ; c’est à dire juste avant la fin ; de cette civilisation des ’butlers’,où il n’était pas concevable de se présenter autrement qu’en smoking à 18 heures passées. |
Nous découvrons donc un univers d’hommes et de femmes préocupés à jouer un rôle, un rôle professionnel, et à le faire au mieux possible, sans le moindre relâchement, avec pour idéal de devenir un de ces Grands Majordomes à la dignité sans reproche.
A Moulinsard, au service du capitaine Haddock, Nestor a-t-il jamais placé aussi haut les préoccupations de service ?
Alors, merci James pour le service impeccable !
Et merci M. Ishiguro de faire revivre ce monde défunt !