Ed. Mercure de France 2006
publié par Claire, le mercredi 12 novembre 2008
| C’est avec nostalgie que j’ai tourné la dernière page et pourtant il y en a 800 ! L’histoire se passe à Eskibatche, un paisible village d’Anatolie, où Grecs et et Turcs, orthodoxes et musulmans, vivent en paix depuis des siècles. Cette harmonie va être rompue par la guerre. |
L’auteur nous entraîne dans la grande histoire de l’Empire Ottoman à travers des destins exceptionnels ou ordinaires auxquels nous nous attachons avec une facilité déconcertante. Le tendre amour du petit Berger Ibrahim pour la ravissante Philothéi nous accompagne patiemment tout au long de l’histoire. Le fier Rustem Bey parviendra t-il à s’intégrer et à oublier le scandale de sa première femme ? Sans oublier Atatürk, fondateur de l’Etat national turc, observateur passionné des grands changements de son pays. Tous ces visages nous parlent selon leur sensibilité d’un pays riche de ses traditions et de ses couleurs. Le lecteur avance au rythme de leur vie. Il partage leur joie et leur drame.
Malgré l’intensité de leur vie, cette petite communauté ne pourra pas enrayer la violence des hommes. Sous sa plume élégante et sans cesse captivante Louis de Bernières nous offre un puissant récit épique sur la fin d’un empire. Un vrai plaisir de lecture que j’ai découvert par hasard il y a un an et depuis je m’y replonge presque tout les jours tant il regorge de nouveaux détails à découvrir, de nouveaux éclairages sur la création de la nouvelle nation turque. A la fois roman historique et portraits intimes d’hommes et de femmes, chacun sera touché par cette lecture. Je vous le conseille sans hésiter.
Romancier britannique né en 1954, Louis de Bernières a grandi au Proche-Orient, et a vécu en Colombie, où il était enseignant le matin et cow-boy l’après-midi...
De retour en Angleterre, il s’attèle à l’écriture de sa trilogie latine, La guerrre des fesses de don Emmanuel, Senor Vivo et le baron de la coca, et La calamiteuse progéniture du cardinal Guzman, fortement imprégnée du réalisme cher à la littérature sud-américaine.
Après La Mandoline du capitaine Corelli, récompensé par le Commonwealth Writers Prize, traduit dans plus de trente langues et adapté au cinéma, Louis de Bernières publie son cinquième roman, des oiseaux sans ailes, qu’il a mis plus de dix ans à écrire.