Edition Gallimard Jeunesse, colllection Folio Junior
publié par Claire, le samedi 7 mars 2009
| Timothée de Fombelle s’est fait connaître avec la publication des aventures de Tobie Lolness. Déjà, les thèmes de la préservation de notre milieu de vie et d’une utilisation saine et durable des ressources naturelles étaient présentes. Avec Céleste, ma planète, le message écologique est clairement présent. On pourrait dire que dans Tobie Lolness, c’est l’histoire de Tobie qui est le sujet du livre et le message écologique un support ; alors que dans Céleste, ma planète, c’est l’inverse, le message de lutte contre la pollution passe bien avant l’histoire des deux adolescents mis en scène. |
La comparaison avec l’ouvrage précédent de Timothée de Fombelle est tentante et je vais y céder !
Les aventures de Tobie Lolness sont constituées de deux tomes de 340 pages, et comme dit ci-dessus, le jeune adolescent nous entraine dans ses aventures, au cours desquelles, nous sommes sensibilisés à l’écologie.
(Voir notre critique de Tobie Lolness)
Céleste, ma planète nous propose exactement l’inverse : par l’épaisseur du livre d’abord : seulement 90 pages en petit format et en grosses police d’écriture. Par le contenu ensuite : ce petit livre ne tient que par le message écologique qui le traverse de bout en bout. L’histoire des deux adolescents n’est qu’un prétexte, une sorte de parabole d’une humanité qui prendrait soin de sa planète.
Le message de développement durable y est tellement omniprésent que ce petit ouvrage semble presque être une œuvre de propagande écologique destinée à la jeunesse !
Autant nous avons aimé Tobie Lolness, dont le message est aussi fort que l’aventure est palpitante, autant nous avons été déçus par Céleste, ma planète dont la rengaine déjà omniprésente dans nos sociétés nous écœure un peu.
Timothée de Fombelle a néanmoins une écriture très agréable à lire et l’idée de ce court roman est originale.
Elle est apparue un matin dans l’ascenseur. On a monté cent quinze étages en silence. Puis elle est entrée dans l’école, comme moi. Pendant la récréation, elle est restée dans la classe. Moi, penché au parapet de la terrasse de verre, je me répétais : "Ne tombe pas, ne tombe pas, ne tombe pas. " J’avais peur de tomber amoureux. A l’heure du déjeuner, elle est partie et n’a jamais remis les pieds au collège. Il fallait que je la retrouve.
Quand une histoire d’amour se fait combat écologique... Une réflexion sur l’environnement et l’avenir de la planète ou l’on retrouve toute la poésie de Timothée de Fombelle.